La musique

Le FADO

Le fado est un genre musical portugais qui prend la forme d'un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. Le "fadiste" (fadista) exploite en général des thèmes récurrents : l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts et du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l’exil...

Le mot fado vient du latin fatum, qui signifie « destin ».

Le fado est probablement apparu vers les années 1820 ou 1840 au Portugal, mais ses origines précises sont incertaines. Selon certains, il serait apparu à partir du fado marin, un chant entonné par les marins portugais.

La première chanteuse de fado dont on ait connaissance fut Maria Severa, qui vécut dans la première moitié du XIXe siècle.

Mais la chanteuse la plus reconnue est sans nul doute, Amália Rodrigues.

Amália Rodrigues, l'héritière du fado portugais.

Cinquième d'une famille de neuf enfants, Amália naît en 1920 à Lisbonne, dans le quartier de l'Alcântara et sera élevée par sa grand-mère maternelle. Elle commence dès 1939 à chanter des textes du compositeur Joaquim José de Lima dans les "maisons de fado" de Lisbonne, et notamment au club Retiro da Severa, sous le nom d'Amalia Rebordao. La jeune femme est en effet attirée depuis toujours par le fado, ce chant populaire portugais nostalgique et sensuel importé du Brésil au XIXe siècle à Lisbonne. Au Solar da Alegria, au Café La Gare, au Luso ou au Café Mondego, Amália reprend la gestuelle d'Alfredo Marceneiro, autre père du fado. C’est donc figée, les yeux fermés et l’expression pleine de supplice que la jeune femme interprète ses chants: Amália a rainha do fado (Amália, la reine du fado).

Soixante ans de carrière internationale

Madrid la découvre en 1942, suivi du Brésil deux ans plus tard, où elle enregistre un album. Elle y reviendra souvent, comme à Paris, où elle chante pour la première fois en 1949, chez Carrère, une boîte chic. En 1955, en jouant dans les Amants du Tage d'Henri Verneuil, Amália accède à l'international. En 1956, l'Olympia la voit sur scène, soufflant la vedette aux Compagnons de la Chanson, à la veille de l'immigration portugaise. Suivront ensuite l'ABC, Bobino… où elle interprète, en français "Aïe mourir pour toi" de Charles Aznavour en 1957. Sa présence sur scène et sa voix inimitable expliquent son rayonnement national et international. Mais la révolution des œillets de 1974 l’empêche de continuer à chanter le fado car on lui reproche de servir la dictature de Salazar. Elle doit alors attendre que les intellectuels récupèrent le fado pour resurgir. Mais cette incarnation vivante de l'âme portugaise parvient sans mal à revenir sur le devant de la scène et dès 1985, elle triomphe dans la salle du Coliseu de Lisbonne. Décorée par le président de la République Mario Soares en 1990, elle fait ses adieux à la scène et s'installe au Portugal, au terme de soixante ans de carrière. Avec plus de cent-soixante-dix disques à son effectif, et une douzaine de films, on la compare parfois à la Callas. Elle décède à Lisbonne le 6 octobre 1999, à l’âge de 79 ans. Les restes de la chanteuse ont été transportés au Panthéon National de Lisbonne. C’est la première femme, parmi les Portugais illustres, à y entrer. Sa mort a été un choc pour l'ensemble des Portugais.

(source Wikipédia) 

Dernière mise à jour de cette page le 08/12/2008

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Associations
Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web